samedi, 04 juillet 2009

Retraites: si on calculait autrement ?

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01 juillet 2009

 

Le Conseil d'orientation des retraites étudie un éventuel remplacement du régime de base par un système à points.

Sollicité par les parlementaires de la majorité pour explorer toutes les pistes, le Conseil d'orientation des retraites (COR) entame, aujourd'hui, l'examen d'un sujet d'actualité sensible. Son rapport servira de base au débat attendu sur la réforme des retraites, annoncée pour 2010 par Nicolas Sarkozy.


Le COR va simuler, notamment, ce qu'il adviendrait si l'on passait du système de retraite actuel calculé en annuités cotisées à un système à points, tel que le pratiquent déjà les régimes de retraites complémentaires Agirc et Arrco.

Dans ce système, les cotisations versées donnent droit à des points d'une certaine valeur, qui déterminent le montant des pensions au moment du départ en retraite. Ce système tient compte de la totalité de la carrière de l'intéressé (et non des vingt-cinq meilleures années).

L'avantage de ce dispositif pour l'État, s'il était mis en place, est qu'il suffirait, théoriquement, de baisser la valeur du point pour éviter un déficit des caisses.

Mais dans les faits, les économies engendrées ne produiraient pas leurs effets avant longtemps. Alors que le seul régime de base des salariés du privé affiche près de 8 milliards de déficit cette année.

L'inconvénient, pour les salariés, ne serait pas mince : 40 % de ceux partant en retraite en 2050 verraient leur pension diminuée de 10 %. Les carrières longues seraient défavorisées. Les femmes aussi, en raison de la manière dont sont comptabilisés les droits familiaux.

Bref, le système à points n'apparaît pas, d'emblée, comme la panacée. Ce qui devrait conforter le gouvernement dans son projet de retarder l'âge légal de la re traite pour combler le déficit des caisses. Affaire à suivre...

 

toujours dans la rubrique " Retraite "


Des droits ont été surestimés

À cause d’une erreur informatique, depuis 1984, l’assurance-vieillesse a attribué trop de trimestres en cas de chômage.

Une erreur informatique a conduit la Caisse nationale d’assurance-vieillesse à surestimer, depuis vingt-cinq ans, le nombre de trimestres validés pour le calcul de la retraite en cas de chômage, révèle le journal Les Échos daté du mardi 12 mai.

La découverte de l’erreur remonte à trois mois. Elle est due à l’introduction de paramètres erronés, lors de l’automatisation de la procédure de calcul, en 1984. Au lieu d’attribuer un trimestre à partir du cinquantième jour de chômage, il a été attribué un trimestre dès le premier jour d’indemnisation, puis au 51e au lieu du 100e et ainsi de suite.

Au moins un million de personnes, dont près de 630 000 salariés en activité, sont concernées. Celles qui sont déjà parties à la retraite ont bénéficié d’au moins un trimestre « gratuit ». Le coût est estimé à 300 millions d’euros. Il est impossible de connaître le nombre exact de bénéficiaires, car il faudrait reconstituer les carrières depuis 1985 et l’Unedic ne conserve ses fichiers que dix ans.

L’Inspection générale des affaires sociales et l’Inspection générale des finances ont reçu de leurs deux ministères respectifs la mission d’estimer notamment « l’impact financier total » du bug informatique.

Le gouvernement a déjà décidé que les pensions liquidées ne seront pas recalculées. Les correctifs n’interviendront qu’à partir de la génération née en 1955.

une erreur qui coûte très cher !

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